mercredi 25 janvier 2012

Un jour, un auteur d'article de RT... Gilles Ferrand


Poète et peintre-graveur à tendance abstraite depuis 50
ans, Gilles Ferrand (Alfera de son nom de peintre) montre par ses peintures,
ses gravures et ses livres d'artiste, que les formes symboliques traditionnelles
peuvent encore aujourd'hui constituer la clef d’une intuition créatrice.
Le théologien orthodoxe Olivier
Clément reconnaît dans l'œuvre de Gilles Alfera-Ferrand "la démarche
longtemps commune à tous les arts et à tous les métiers des civilisations
"traditionnelles": celles du silence, de la lenteur, de la
contemplation et du mystère dans la densité même des choses". "Je
rentre dans l'atelier dévêtu de mes soucis, témoigne le peintre, et c'est
intérieurement le plus "nu" possible que je me rends disponible à
l’œuvre. La "prière de l'artisan" est au mur et je m'applique à la
lire lentement quand je me sens trop distrait, trop loin du travail. La Grâce
aime habiter ce qui est bien fait. Alors le geste du peintre soutenu par les
symboles traditionnels peut devenir une consécration." "Au
centre de mes compositions, détaille-t-il, le "germe divin" ordonne
tout l'espace. Rayon de lumière qui transperce tous les plans de l'existence,
il est le point fondamental qui confère à toute chose sa verticalité".
Préférant mettre à l’honneur les écrits de nos sagesses traditionnelles à
travers ses Livres d'artistes (Tao-te-King, Baghavad Gitâ, Dante, Eckhart,
Épîtres de St Paul…)
http://www.alfera.org/pgs/livre-d-artiste-et-bibliophilie.html,
il écrit peu (Graduel, Cantique, …), trois articles dans « Le
Symbolisme » et son intervention dans la Revue Renaissance Traditionnelle
en 1979 est tout à fait exceptionnelle. Celle-ci doit être comprise comme la
marque d’une filiation spirituelle, dont le sillon n’a cessé de se creuser au
fil des années, sans extériorisation autre que sa peinture, dans le secret d’un
cœur à l’ouvrage resté proche de l’œuvre de René Guénon.

Le Nouveau Numéro de Renaissance Traditionnelle est paru !

Il s'agit du N° 163-164
de
JUILLET-OCTOBRE 2011.
retrouvez au sommaire:

Pierre Mollier : Avant-propos
François Lamarque : Claude-Etienne Le-Bauld-de-Nans (1735-1792)
Dominique Sappia & Les Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle : Présentation
et étude de la correspondance entre Jean-Baptiste Willermoz et Claude-François Achard & Nouveaux documents
concernant La Triple Union de Marseille. Première Partie : 1786-1801
Jean-Pierre Crystal : Une lettre inédite de Jean-Baptiste Willermoz sur la Grande Profession
Pierre Mollier : Une découverte inattendue : les procès-verbaux du Ve Ordre au VIIIe siècle
Pierre Mollier :
Notes sur les premiers rituels français de « 33e »
La recherche maçonnique aujourd’hui
. Entretien avec
Alain Bernheim
Bernard Dat
:
Additif-rectificatif à l’article « Le Parfait Maçon » (n°161-janvier 2011)
Serge Caillet :
Acta Martinista – Le fonds Philippe Encausse à la BM de Lyon

jeudi 14 juillet 2011

Un bel article sur Adrien Dax, l’auteur du Phénix de RT


On nous demande souvent l’origine du Phénix qui sert d’emblème à Renaissance Traditionnelle et orne la couverture de la revue depuis 1970. Son allure générale rappelle l’iconographie hermétique de la Renaissance mais, quand on l’observe attentivement, on y distingue un trait beaucoup plus moderne. Il est en effet l’œuvre du peintre surréaliste Adrien Dax. Ami de Jean-Pierre Crystal, le premier rédacteur en chef de Renaissance Traditionnelle, il avait accepté de dessiner cet oiseau mythique qui symbolisait le projet de la nouvelle revue. Dax n’était pas maçon. Mais comme beaucoup de surréalistes, aux premiers rangs desquels André Breton, il s’intéressait à l’hermétisme voire à l’occultisme. On lui doit ainsi un essai A propos du Talisman de Charles Fourier (La Brèche, 1963, n°4). Après les décennies de silence qui suivirent sa disparition en 1979, plusieurs publications récentes font revivre son œuvre. Fin 2010, les Éditions Rue des cascades ont eu l’excellente initiative de proposer un recueil de ses textes dans les revues surréalistes sous le titre Écrits. A l’occasion de l’entrée de plusieurs de ses œuvres au Musée des Abattoirs (le musée d’art moderne de Toulouse), Raphaël Neuville publie dans la livraison « été 2011 » de Midi Pyrénées Patrimoine un bel article sur Dax et son œuvre. Outre une introduction sur cette figure attachante de l’art du XXe siècle, l’article permet de découvrir six superbes œuvres qui peuvent apparaître comme des tentatives pour révéler certains aspects cachés de la matière.

• Couverture du n°1 de Renaissance Traditionnelle en 1970.

• Raphaël Neuville, « Six œuvres du surréaliste Adrien Dax », Midi Pyrénées Patrimoine (midipyrenees.p@gmail.com), Portet-sur-Garonne, juillet 2011, pp. 100-105.

jeudi 23 juin 2011

Les Cahiers d'Occitanie : une revue maçonnique... et littéraire


Juin 2011 voit paraître le n°48 des Cahiers d'Occitanie une revue publiée deux fois par an et consacrée à l'histoire et à la culture maçonnique. Au sommaire : d'interessants articles symboliques (La parole perdue, La spiritualité dans l'action...) ou historiques mais aussi - et c'est ce qui fait un peu la spécificité de la revue et l'un des charmes - des sujets qui sans être proprement maçonniques ont rencontré, d'une manière ou d'une autre, la Franc-maçonnerie. Citons, par exemple, dans ce numéro 48 une étude sur Les Mainteneurs des Jeux Floraux francs-maçons au XXe siècle (nous sommes à Toulouse !) ou une présentation pionnière du poète surréaliste Paul Dermée (ami d'Apollinaire, c'est à lui que l'illustre écrivain suggère l'appellation "surréaliste") qui fut aussi toute sa vie un Maçon engagé. Il assuma même des responsabilités au Suprême Conseil-Grand Collège des Rites dont il était 33°. Des Recherches sur Alfred de Vigny nous le découvre correspondant d'un Anglais... lui aussi 33°.
Cahiers d'Occitanie - MC Publicité, Rés. Le Petit Verger, 17 Ch. de la Plaine Andrau 31140 Aucamville (05.61.37.15.84)

mardi 31 mai 2011

Les mystères du Parfait Maçon (1744) au sommaire du n°161 de R.T.

Le n°161 de R.T. vient de sortir des presses et inaugure ainsi l'année 2011 (pensez à vous réabonner !). Il est entièrement consacré à la singulière divulgation publiée en 1744 : Le Parfait Maçon. Réfléchir sur la nature de la Franc-maçonnerie, c’est inévitablement se pencher encore et encore sur le mystère de ses origines et interroger sans relâche les vestiges de cette période fondatrice. Les « divulgations » sont les témoignages irremplaçables des usages et des enseignements de la première maçonnerie française. Si, quand on veut aller au fond des choses, toutes les divulgations posent bien sûr des problèmes quant à leurs sources ou leur interprétation, Le Parfait Maçon présente lui à l’historien maçonnique des difficultés presque insurmontables tant son contenu paraît singulier. On y reconnaît certes de nombreux éléments attestés par ailleurs, mais on y découvre aussi des symboles étranges ou des séquences rituelles curieuses, que l’on ne trouve que là, et qui invitent donc à s’interroger sur la fiabilité du texte. Face à cet « objet maçonnique non identifié » – et faute de mieux ! – René Guilly avait suggéré en son temps d’y voir ce qu’il appelait une « divulgation atypique ». Devant la multiplication d’ouvrages qui révélaient au public les – vrais – rituels des maçons, des frères auraient lancé à l’opinion ce texte mélangeant le faux et le vrai pour brouiller les pistes et semer le doute. Le Parfait Maçon aurait en quelque sorte été une opération d’ « intox » – de contre-espionnage ! – pour tenter de protéger le secret maçonnique. Reprenant ce dossier particulièrement difficile, à la lumière des avancés de la recherche maçonnique de ces vingt dernières années – notamment sur la question des hauts grades – et en y associant quelques documents nouveaux, Bernard Dat nous invite aujourd’hui à l’accompagner dans une lecture totalement nouvelle du Parfait Maçon. Lecture au combien stimulante et qui confirme d’ailleurs quelques unes des intuitions de notre fondateur, comme la liaison étroite entre les grades symboliques et les premiers hauts grades et le rôle essentiel joué par ceux-ci dans les débuts de la Franc-maçonnerie, notamment en France. L’auteur pense aussi pouvoir inscrire ce texte dans le sillage du courant stuartiste. La Maçonnerie stuartiste est certes un des grands mythes de l’Ordre mais Pierre Chevallier a montré que dans les années 1730-1740, il y a indubitablement des loges qui se rattachent aux projets et aux espoirs de la cour de Saint-Germain-en-Laye. Finalement, un peu à la manière d’Eric Ward aux Q.C. dans les années 1970, Bernard Dat nous propose d’abord de mettre les quelques rares pièces du puzzle qu’il nous reste dans une disposition différente de celle à laquelle nous étions habitués. Alors, peu à peu, apparaît une image d’abord nouvelle puis familière… une réminiscence de notre inconscient maçonnique ?

samedi 5 mars 2011

Sexe et Franc-maçonnerie sous la Restauration

Après une trop longue absence, et pour relancer la lecture du blog R.T., nous ne reculons devant aucune des méthodes du marketing de presse. Voilà donc la relation d'un épisode historique des plus authentiques qui nous gagnera certainement des lecteurs !

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les livres étaient présentés avec un brochage sommaire, laissant à l’acheteur le soin de les faire relier plus tard à sa convenance. Pour ce brochage, qui n’était que temporaire, les imprimeurs utilisaient des chutes ou des épreuves d’essais d’ouvrages précédemment imprimés. Cet usage est à l’origine d’un épisode singulier dans les annales de la bibliographie maçonnique. Les FF :. eurent en effet la surprise de découvrir l’annuaire du Grand Orient pour l’année 1819 dans un curieux papier cadeau ! Voilà en effet ce que nous rapporte la presse maçonnique de l’époque :

« Nous ne terminerons pas cet article sans prier le F:. Poulet, Off :. et Imprimeur du G :.O :., de prescrire aux personnes qu’il charge de brocher les ouvrages d’une association dont le but est de répandre des leçons de sagesse, d’éviter de se servir désormais pour couvertures de productions mises à l’index par la morale et qui seraient encore fort déplacées si elle n’étaient qu’érotiques. On est plus qu’étonné de voir l’innocent calendrier de 5819 colporter des descriptions dont la décence ni les grâce n’ont certainement pas fourni les modèles »

Hermès ou Archives Maçonniques, Bailleul, Paris, 1819, T.I, p. 396.

On imagine mal – ou sans mal, selon les tempéraments – ce que pouvaient bien être ces descriptions pires qu’érotiques ! La chasse est ouverte, le premier qui trouve un annuaire du G :.O :. de 1819 dans son conditionnement d’origine a gagné un abonnement d’un an à R.T.

mercredi 9 février 2011

Le n°160 de R.T. vient de sortir


Le n°160 de R.T. vient d'arriver de l'imprimerie et est en train d'être expédié aux abonnés. Dans cette nouvelle livraison Daniel Kerjan continue son exploration des cercles dirigeants de la Maçonnerie de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il nous conte ici Les débuts heurtés du Grand Orient de France (1771-1774). Il faut rendre hommage à son talent didactique dans cette affaire particulièrement compliquée. Jean-Pierre Laurant nous propose une enquête passionnante sur L'ésotérisme chrétien dans l'Europe d'aujourd'hui en étudiant un cas d'école : l'Italie. Enfin, Francis Delon nous présente une histoire de la Franc-maçonnerie dans l'Iran du Shah à partir d'archives récemment redécouvertes. Ce numéro marque la 40e année révolue de notre revue.