
ans, Gilles Ferrand (Alfera de son nom de peintre) montre par ses peintures,
ses gravures et ses livres d'artiste, que les formes symboliques traditionnelles
peuvent encore aujourd'hui constituer la clef d’une intuition créatrice.
Le théologien orthodoxe Olivier
Clément reconnaît dans l'œuvre de Gilles Alfera-Ferrand "la démarche
longtemps commune à tous les arts et à tous les métiers des civilisations
"traditionnelles": celles du silence, de la lenteur, de la
contemplation et du mystère dans la densité même des choses". "Je
rentre dans l'atelier dévêtu de mes soucis, témoigne le peintre, et c'est
intérieurement le plus "nu" possible que je me rends disponible à
l’œuvre. La "prière de l'artisan" est au mur et je m'applique à la
lire lentement quand je me sens trop distrait, trop loin du travail. La Grâce
aime habiter ce qui est bien fait. Alors le geste du peintre soutenu par les
symboles traditionnels peut devenir une consécration." "Au
centre de mes compositions, détaille-t-il, le "germe divin" ordonne
tout l'espace. Rayon de lumière qui transperce tous les plans de l'existence,
il est le point fondamental qui confère à toute chose sa verticalité".
Préférant mettre à l’honneur les écrits de nos sagesses traditionnelles à
travers ses Livres d'artistes (Tao-te-King, Baghavad Gitâ, Dante, Eckhart,
Épîtres de St Paul…) http://www.alfera.org/pgs/livre-d-artiste-et-bibliophilie.html,
il écrit peu (Graduel, Cantique, …), trois articles dans « Le
Symbolisme » et son intervention dans la Revue Renaissance Traditionnelle
en 1979 est tout à fait exceptionnelle. Celle-ci doit être comprise comme la
marque d’une filiation spirituelle, dont le sillon n’a cessé de se creuser au
fil des années, sans extériorisation autre que sa peinture, dans le secret d’un
cœur à l’ouvrage resté proche de l’œuvre de René Guénon.



